Publication Les urgentistes de plus en plus confrontés à la violence

dans les publications Psy en mouvement :


Retour vers les publications


Publication précédente Voir cette publication ? Publication suivante

Les urgentistes de plus en plus confrontés à la violence
Description :

"Aux urgences, 80 % du personnel ressent une certaine violence", témoigne Nathalie Assez, urgentiste au Samu régional de Lille où elle a mené une enquête sur le sujet. La plupart du temps purement verbale (insultes, menaces...), cette violence peut dégénérer, allant de la simple bousculade aux coups de poing, voire, à la prise d'otages.
"L'urgence est l'interface entre la ville et l'hôpital", explique Mme Assez. Ouverte 24 heures sur 24, elle est un "lieu de vie qui subit l'évolution de la société de plus en plus violente et agressive". Inhérente à certaines pathologies psychiatriques et agitations psychotiques dues à la prise de médicaments ou drogues, la violence y est parfois purement gratuite (vol de matériels, dégradations...).

DIAGNOSTIC MAL VÉCU

"En allant aux urgences, le patient exige un service rapide", témoigne également Mme Assez. Or, le temps d'attente peut y être très long. Si votre pronostic vital n'est pas engagé, qu'importe que vous soyez le premier arrivé, tous les cas jugés plus graves passeront devant vous. Et l'impatience née de cette attente peut déclencher des comportements violents.

Autre facteur : le stress, l'angoisse et la peur de la maladie des patients qui arrivent aux urgences. "L'annonce d'un diagnostic ou d'un deuil peut être très mal vécue ", témoigne Mme Assez. Parfois aussi, pour des raisons culturelles, des familles entières désirent accompagner le patient dans ses derniers moments. Mais ces traditions se heurtent aux règles de l'hôpital public qui autorise la présence d'une seule personne aux côtés du malade. Et cette incompréhension génère des tensions. Dans la plupart des cas, "une bonne communication des règles en vigueur auprès des proches" permet de désamorcer ces situations, explique Mme Assez.

Pour aider le personnel à gérer ce phénomène, des ateliers de sensibilisation sont notamment organisés dans le cadre du Congrès de la Société française de médecine d'urgence (4-6 juin 2008). "Il s'agit d'aider à repérer les signes précurseurs d'un passage à l'acte", explique Mme Assez. "Poings serrés", "agitation", "invectives", "allusions grivoises"... autant d'alertes à ne pas ignorer, selon elle, pour prévenir les manifestations de violence.
Constance





Reagir a cette publication ?

Vous souhaitez avoir toutes les informations sur cette publication ? Inscrivez-vous sur notre extranet et vous pourrez consulter le detail de cette publication et y reagir.


Publication précédente Voir cette publication ? Publication suivante




Retour vers les publications



Copyright Psy en mouvement Le site d'informations et d'actualités des psys français
Publications générées par le VigiPortal
Gestion communautés virtuelles
Partage de connaissances
Plateforme de veille collaborative