Publication Dépendance aux drogues : un nouveau mécanisme découvert

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Dépendance aux drogues : un nouveau mécanisme découvert
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Des chercheurs de l’Inserm et de l’Institut Curie ont mis au jour un nouveau mécanisme qui explique l’influence des drogues sur le cerveau.

Impliquée à la fois dans les processus d’apprentissage des mouvements et la motivation, la dopamine est également libérée dans le cerveau suite à un stimulus agréable, via un système dit de récompense. Le problème est que la consommation de substances psychoactives, comme la cocaïne, l’héroïne ou les amphétamines provoque également une libération de dopamine. « Notre cerveau est trompé, il interprète la libération de dopamine comme une récompense plaisante alors que c’est purement artificiel », explique Jean-Antoine Girault, charcheur à l’Inserm et directeur de l’étude. Les mécanismes d’apprentissage normaux sont alors détournés par les substances psychoactives. Ce détournement expliquerait en partie la dépendance aux drogues. Apprentissage et addiction seraient donc intimement liés.


« Nous voulions savoir quels étaient les mécanismes moléculaires impliqués dans la dépendance liée à la prise de drogue », souligne Jean Antoine Girault. D’un point de vue moléculaire, l’apprentissage se traduit par une modification de l’expression des gènes au sein des neurones. Des études précédentes montraient que c’était la dopamine qui était à l’origine de ces modifications, restait à savoir comment elle les contrôlait.


Explication. Lorsqu’il y a une libération de dopamine, provoquée par la prise de drogue ou l’apprentissage d’un geste simple, une série de protéines phosphatases s’activent et modifient la chromatine, le matériel génétique présent dans le noyau des neurones. Les chercheurs ont pu observer qu’après avoir injecté de la cocaïne à des souris ou lorsqu’ils leur apprenaient un geste simple, une protéine, la DARPP-32 s’accumulait dans les noyaux cellulaires. « Nous avons réussi à modifier génétiquement cette protéine et nous avons remarqué que les souris étaient moins sensibles aux drogues. Lors des tests d’apprentissage, elles manquaient aussi de motivation », conclu le directeur de l’étude.


La dopamine est incriminée dans de nombreuses pathologies, notamment la maladie de Parkinson ou la schizophrénie. Mieux comprendre les mécanismes intimes de son action sur le cerveau permettrait d’envisager de nouvelles voies thérapeutiques.





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