Publication Le camion ou la poupée, un choix inné ? Vous pensez que le choix d’un jouet (de garçon ou de fille) par un enfant est influencé par la pub, l’entourage et la crainte de moqueries ? N’en soyez pas si sûr.

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Le camion ou la poupée, un choix inné ? Vous pensez que le choix d’un jouet (de garçon ou de fille) par un enfant est influencé par la pub, l’entourage et la crainte de moqueries ? N’en soyez pas si sûr.
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Vous pensez que le choix d’un jouet (de garçon ou de fille) par un enfant est influencé par la pub, l’entourage et la crainte de moqueries ? N’en soyez pas si sûr. Kim Wallen publie cette semaine, dans NewScientist, un rapport qui ébranle ce dogme bien connu.


Le psychologue et son équipe du Centre national de recherche sur les primates de Yerkes à Atlanta (Géorgie) ont placé de jeunes singes rhésus (de 1 à 4 ans) face à deux lots de jouets distants d’une dizaine de mètres. Le premier groupe contenait des objets à roue dit « de garçons » (voiture, camion…) et le deuxième des peluches « de filles » (poupées, Winnie l’ourson…). Le but était d’évaluer la part d’inné et d’acquis dans le choix d’un joujou.


Afin de mesurer le temps passé par les sujets avec chaque type de jouets, l’expérience a été filmé (vidéo disponible ci-dessous). Rapidement, les mâles se sont rassemblés autour des jeux de garçons tandis que les femelles jouaient, indifféremment, avec tous les objets. Sans subir le poids des pressions sociales, les singes ont réagi comme les petits humains. Les spécialistes restent, toutefois, prudents dans leurs conclusions et avancent plusieurs hypothèses. Les mâles peuvent, simplement, être attirés par la forme ou les couleurs des jouets de garçons. Ils peuvent également rechercher l’objet entraînant la plus grande dépense physique. Les femelles, quant à elles, sont peut-être plus curieuses. La même expérience, menée en 2002 par Gerianne Alexander, une consoeur américaine, sur des singes Vervet avait abouti aux mêmes résultats. Selon elle, ces comportements s’expliquent par une attirance naturelle accentuée ensuite par la société.






Site Web : Voir la vidéo du New Scientist


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