Publication Miviludes : le RAPPORT de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Cette année l’attention se porte sur le secteur de la santé et plus particulièrement sur celui des faux souvenirs induits lors de psychothérapies déviantes.

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Miviludes : le RAPPORT de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Cette année l’attention se porte sur le secteur de la santé et plus particulièrement sur celui des faux souvenirs induits lors de psychothérapies déviantes.
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Le rapport 2007 (joint à cette publication) de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) est désormais téléchargeable en ligne.

Cette année l’attention se porte sur le secteur de la santé et plus particulièrement sur celui des faux souvenirs induits lors de psychothérapies déviantes.

Ces faux souvenirs sont une forme de manipulation mentale caractéristique de l’influence néfaste que peuvent avoir thérapeutes et organisations sectaires. Des problèmes de poids, de migraines chroniques, de dépression etc… sont interprétés comme autant de signes d’abus sexuels pendant l’enfance dont il faut retrouver la trace dans sa mémoire. Commence alors une quête de souvenirs relatifs à ces supposés abus sexuels. Selon ces théories, les causes profondes pourraient même être enfouies dans la généalogie, chez un ancêtre. Le mal se répèterait de générations en générations.

Les effets de ces pratiques dans la sphère familiale sont redoutables : « Des patientes disent avoir retrouvées des souvenirs d’incestes. » indiquent par exemple les rapporteurs. Les révélations conduisent automatiquement à des accusations de pédophilie avec des conséquences judiciaires dramatiques : « Des patients ne se souviennent de rien pendant 20 ou 30 ans et subitement, après avoir vu leur thérapeute, ils réalisent qu’ils ont subit les pires sévices quand ils étaient enfants. La famille tombe des nues et se demande d’où viennent ces accusations. Si la justice n’est pas correctement informée, elle saisit un policier ou un gendarme qui va venir passer les menottes aux poignets du pseudo-violeur qui n’a jamais violé. Et cette personne, quand elle sort de prison, couverte de honte, se suicide ! » raconte Jean-Michel Roulet, président de la Miviludes.





Documents : rapport_miviludes_2007.pdf


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