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Dans un communiqué publié par le site de l'Afforthecc, le député Bernard Accoyer déclarait :
“L'acharnement des groupes parlementaires socialistes pour empêcher le législateur de sécuriser la conduite des psychothérapies et de protéger les usagers est surprenant.(...) Seules quelques organisations de psychothérapeutes « autoproclamés » se refusent encore à admettre que les usagers ont le droit à la sécurité et à la qualité des soins en la matière. Relayant leur position, les groupes parlementaires socialistes souhaitent obtenir la suppression des deux articles du projet de loi Médicament concernant les psychothérapies.”
Or, Monsieur le Député devra bien accepter, que les psychothérapeutes ne sont pas seuls à admettre cela, puisque le Conseil constitutionnel de manière souveraine, vient également de déclarer que ces amendements étaient sans fondement. Le camouflet ainsi reçu devrait lui rappeler que le législateur même tout puissant dans une Assemblée ne peut faire fi des lois de la république, surtout s’il s’agit d’assouvir des rancoeurs personnelles.
Nous ne nous réjouissons pas outre mesure de cette victoire, car dans ce rejet, un des amendements était favorable à la psychothérapie et aux psychothérapeutes, et avec ce rejet de l’eau du bain (les cavaliers législatifs) notre bébé (le deuxième amendement sur les écoles de psychothérapie) est parti. Toutefois cette bataille gagnée sur l’ennemi de la psychothérapie française, ne veut pas dire pour autant que la paix dans le champ psy soit instaurée. Il reste une épée de Damoclès au dessus de la tête des psychothérapeutes au Conseil d’état, sous forme du Décret de l’Article 52. Celui-ci n’est pas encore pleinement satisfaisant pour respecter l’esprit d’égalité entre les quatre types de professions pouvant prétendre au Titre de psychothérapeute, et les exigences de formation nécessaire pour pratiquer la psychothérapie. Si la bataille législative a été gagnée sur un plan juridique, il restera à en faire autant dans le domaine réglementaire devant la juridiction administrative. Ce sera un autre combat non gagné d’avance, lequel nécessitera une longue mobilisation et une efficace médiatisation.
La lutte pour la défense du métier de psychothérapeute continue, nous vous tiendrons informé sur : http://www.psy-en-mouvement.com
Bien à vous,
Bruno DAL-PALU, Président de PsY en mouvement

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