Publication Communiqué InterCoPsychos du 26 janvier 2007 – Psychologues freudiens

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Communiqué InterCoPsychos du 26 janvier 2007 – Psychologues freudiens
Description : Le 11 janvier dernier, M. Bernard Accoyer a fait voter par l’Assemblée Nationale deux amendements modifiant l’article 52 de la loi du 9 août 2004 portant sur le titre de psychothérapeute. Le premier confiait à la seule Université la formation en psychopathologie prévue par la loi, le second fixait à un collège composé également de médecins et de psychologues la composition des commissions régionales qui seraient habilités pour statuer sur la composition de la liste départementale des psychothérapeutes.

L’InterCoPsychos (Inter-Collectifs de psychologues) et l’Association des Psychologues freudiens ont immédiatement fait connaître leur opposition à ces amendements.

Le 17 janvier, la commission des affaires sociales du Sénat a voté la suppression de ces amendements Accoyer-bis.

Le 24 janvier, le Sénat a confirmé ce vote à l’unanimité. La loi ayant été votée en urgence, il n’y aura pas de seconde lecture. Une commission mixte paritaire Assemblée Nationale – Sénat se réunira le 31 janvier, pour finaliser la position de la Représentation nationale dans son ensemble, le dernier mot restant à l’Assemblée si aucun accord n’a pu être trouvé.

Aujourd’hui, 26 janvier, des organisations de psychologues (SNP, FFPP, SFP, RNP et SPEL) ont rendu public un nouveau communiqué approuvant derechef les amendements Accoyer.

Ces organisations qui arguent ici de leur belle unanimité voudraient du même mouvement faire accroire qu’elles représentent l’ensemble de la profession.
Or, il n’en est rien.

Beaucoup de psychologues savent que la formation requise pour conduire une psychothérapie ne s’obtient pas sur les bancs de l’Université. Elle s’acquiert, ou pas, d’abord et fondamentalement au long cours d’une formation personnelle, psychanalyse ou psychothérapie. S’il y a un pré-requis, c’est celui-là, et non pas 150, 400 ou 500 heures d’enseignement universitaire de psychopathologie. Cette formation-là n’est pas un pré-requis, c’est l’intendance : elle n’effraie personne, elle doit suivre, en effet, et elle suivra.

Tous les psychologues qui se sont lancés dans une pratique clinique digne de ce nom savent que loin de se former « sur le tas », on s’y déforme et qu’une formation personnelle est toujours indispensable à l’exercice de la consultation et du traitement qui mobilisent contre le pire les ressources de la parole.

De même, il est clair que l’éthique dont les psychologues s’honorent de relever leur commande de refuser de siéger dans des commissions pour juger de la capacité de quelqu’un à pratiquer la psychothérapie. De qui ou de quoi s’y autoriseraient-ils ? Leur code de déontologie y contredit d’ailleurs formellement : « Le psychologue refuse toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises ». (Titre I, Principes généraux, compétence). En tant que tels les psychologues se doivent de donner à ce principe toute sa valeur.

Il est remarquable que les dites organisations « représentatives », au lieu de faire cas de ce Code qu’ils ont tant défendu, le piétinent pour voler au secours de M. Accoyer : celui-ci n’a-t-il pas leur soutien depuis la première heure (fin 2003) ?
Pour quelles obscures raisons apportent-elles leur caution aux thèses les plus réductrices, les plus scientistes, celles qui jettent un discrédit général sur la pratique des psychothérapies, et sèment le soupçon auprès du public et parmi les patients ?

Depuis cinquante ans, les psychologues n’ont cessé d’affirmer leur pleine et entière responsabilité professionnelle, dans le cadre de la loi bien sûr. Ils ont combattu pour leur autonomie professionnelle, et rejeté la tutelle médicale. Ce n’est pas pour s’y soumettre aujourd’hui, pour le supposé prestige de participer au triage de leurs futurs collègues. Ils attendent de leurs organisations qu’elles prennent acte de leur position.

Mais surtout, qui ne voit que la législation sur le titre de psychothérapeute n’est qu’un premier pas ? Que, après avoir traité le cas des psychothérapeutes, c’est aux psychanalystes que s’en prendront les évaluateurs, comme les organisations dites « représentatives » le souhaitent, très explicitement. ?

Il est essentiel, maintenant, de répondre point par point, aux insinuations plus ou moins voilées, quand elles ne sont pas quasi diffamatoires, concernant les pratiques dites désormais « relationnelles » et fières de l’être.

Les organisations qui soutiennent les actions du Dr Accoyer se coupent de la profession, des praticiens. Il revient à ceux-ci d’en tirer les conséquences, et de le faire savoir.


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