Publication HARO sur la version inique du Décret de l’Article 52 !

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HARO sur la version inique du Décret de l’Article 52 !
Description :


Chers amis de la psychothérapie,


Nous le savons maintenant de source sûre, si nous maintenons la pression, nous pouvons sortir de l’impasse dans laquelle le ministère de la Santé a mis la psychothérapie française !

D’une situation confuse, où les informations nous parvenaient de manière hypothétique, en changeant de stratégie et grâce à votre nouvelle mobilisation nous sommes en passe d’inverser la tendance.

En effet, en cherchant à bloquer la dernière mouture du Décret d’application de l’Article 52 par une action cette fois-ci en direction du ministère de l’Éducation nationale, co-signataire de ce texte inique, notre espoir renaît. Ce 22 novembre 2006, nous avons enfin rencontré au Ministère de Gilles de Robien, un Conseiller technique du Ministre, le professeur Bernard Nemitz, qui savait lire un texte de loi et faire de la politique autrement, en étant notamment capable de prévoir les conséquences sociétales d’un tel texte… C’est suite à notre lettre ouverte au Ministre de la santé (disponible sur notre site : disponible sur notre site : www.psy-en-mouvement.com), dans laquelle nous avons montré comment cette troisième version du Décret présentait un caractère inique, et nos relations privilégiées avec le cabinet de ce ministre sur un autre dossier sensible, que le Conseiller du cabinet du Ministre de l’éducation nationale s’est immiscé dans la reprise de sa rédaction du Décret.

Lors de cette réunion, rue de Grenelle il a été convenu que cette troisième version du texte était conçue pour conférer le Titre à ceux qui n’ont cessé par le passé de le mépriser ou qui n’en voulaient pas, et qu’il cherchait à l’enlever à ceux qui, par vocation voire par métier, en ont fait un titre attractif, risquant ainsi de rendre les parlementaires responsables d’une OPA inamicale sur le Titre par l’Article 52, et le gouvernement, par son Premier ministre, qui signera au final ce Décret complice du racket sur celui-ci.

Car, comme nous lui avons fait valoir, dans le cas d'une OPA, les anciens actionnaires gardent leurs actions, qui peuvent être revalorisées par l'OPA, et souvent aussi peuvent se voir proposer de les revendre à celui qui met en place l'OPA ; or, la deuxième proposition de décret de Xavier Bertrand présentée au printemps à tous les partenaires allait dans ce sens. Mais, avec la nouvelle mouture de ce texte proposée par ses collaborateurs constitue de fait une liquidation judiciaire comme si le juge du tribunal de commerce considérait les actions des psychothérapeutes ne valant plus rien et donnant l'entreprise pour l'euro symbolique à de nouveaux propriétaires, alors qu'il n'y a aucune dette. Il n'y a qu'un fond de commerce, une valeur dite intellectuelle, celle de l'appellation psychothérapeute. Cette valeur est considérée comme n'en ayant aucune, ce qui est faux. Elle est transférée en partie à des propriétaires qui ne l'ont même pas demandé, en particulier les médecins, ainsi qu'à des psychanalystes qui, pour certains, la récusent et la réfutent. Il ne s'agit donc plus d'une OPA, mais d'un piratage ou d'un racket… Or racket fait appel à la notion de mafia influente prenant en otage un ministère, voire un gouvernement dans une affaire de commerce, et non pas uniquement de santé ou d'éthique…

En outre, nous avons indiqué à Monsieur Bernard Némitz par son incohérence, cette « version inique » du texte va générer des dysfonctionnements dommageables au plan de santé mentale, avec des risques de dérives sectaires, et ce avec le sceau du gouvernement. En effet, pour éviter que quelques charlatans apposent le Titre de psychothérapeute sur une plaque, ce texte va inéluctablement permettre à de nouveaux titulaires médecins généralistes ou de toutes spécialités confondues, à des psychologues autres que cliniciens, voire à des adhérents d’une pseudo-société de psychanalyse, de pouvoir ajouter sur leur plaque le fameux Titre avec la garantie des pouvoirs publics, alors qu’ils n’auront aucune formation en psychopathologie clinique, comme l’impose le quatrième alinéa de l’Article 52, et encore moins en psychothérapie. Par ailleurs, il aurait pour conséquence de contraindre ceux qui se sont formés pour exercer cette profession à exercer sous une autre appellation, ce qui va ajouter de la confusion dans l’esprit du public.

Il nous a donc rassuré en nous assurant que le texte était en discussion interministérielle et qu’il avait peu de raison pour qu’il paraisse dans cette version, notamment puisqu’il faisait l’objet d’une étude d’une formalisation pour une « clause du grand-père » des psychothérapeutes actuels qui ont fait preuve de professionnalisme en ce domaine. Ce qui nous a été confirmé récemment, car nous savons maintenant que la rédaction arrivée jusqu’au Premier ministre, le prévoit dans des termes corrects. Nous avons aussi négocié sur une reconsidération des modalités de formation en psychopathologie dont nous avons demandé que le montant des heures de formation ne soit pas identique entre les ayants droits de l’Article 52 n’ayant pas de formation en psychopathologie clinique qui dans ce cas ne devra pas dépasser 150 heures alors que pour ceux qui voudront le Titre en n’ayant aucune formation universitaire (de médecine ou de psychologie) ni même de formation validée par une association de psychanalyse auront l’obligation d’avoir une formation en psychopathologie clinique dont le nombre devra rester conséquent à condition qu’il ne porte pas concurrence à la formation universitaire de psychologue clinicien et qu’elle puisse aussi se faire aussi dans des organismes privées en liens avec l’université.
Nous avons enfin insisté pour que les associations de psychanalyses qui publieront un annuaire pour que certains de leurs membres puissent se prévaloir du Titre, aient un caractère national avec une liste connue à tous les niveaux départementaux, pour éviter la prolifération des associations sectaires qui voudront s’offrir à bon compte des Titres de « psychanalystes-psychothérapeutes », pour duper les patients fragiles et les attirer dans leurs rets pervers.

C’est pourquoi, il est plus qu’évident que nous abordons la dernière ligne droite dans ce dossier, ne baissons donc surtout pas la garde, ni les bras ! Pour faire obstacle de manière définitive à ce nouveau projet du ministère de la Santé, et pour revenir à l’esprit du projet du Ministre Xavier Bertrand désavoué par ses services, nous vous invitons à trois actions :

1. Première action immédiate ! Nous suggérons à chaque professionnel d’expédier à PsY en mouvement (adresse ci-dessous) une carte électorale (vieille ou fac-similé), barrée et signée avec la mention suivante : « Non au décret inique de l'Article 52 ! » Ensuite, une délégation de PsY en mouvement apportera ce geste de désapprobation à Monsieur le Premier ministre, mais également à Monsieur Accoyer, afin de montrer que le ministère de la Santé est en train de dévoyer le travail des parlementaires par une rédaction qui ne respecte pas l'esprit de la loi.

Merci donc d’envoyer sans délai votre carte électorale barrée et signée avec la mention « Non au décret inique de l'Article 52 ! » à :

Bruno Dal-Palu
Président de PsY en mouvement
Résidence Les Micocouliers, D 13
2 bis, chemin de l'Épi,
84000 AVIGNON

Ou par Internet en scannant la carte électorale barrée et signée avec la mention « Non au décret inique de l'Article 52 ! » à : infos@psy-en-mouvement.com

2. Deuxième action immédiate ! Pour montrer l'ampleur du désastre que ces mesures vont produire, nous vous proposons d'écrire un texte court sur la valeur sociétale de votre pratique, ou sur la confusion que va introduire ce texte dans l’esprit du public, voire aussi sur votre apport au bien-être des personnes qui viennent vous consulter. Ce texte sera à envoyer à l’adresse suivante : infos@psy-en-mouvement.com

3. Troisième action immédiate ! Signez la pétition « Non à la mort annoncée de la psychothérapie française ! » En effet, cette dernière version du décret d'une loi qui devait limiter l'influence des sectes va provoquer le contraire et créer une confusion incommensurable envers la psychothérapie. Dès sa première semaine de lancement, cette pétition a déjà récolté prés d'une millier de signatures et compte à ce jour prés de 2000 signataires depuis sa mise en ligne le 15 novembre dernier, qui pèseront nécessairement dans la refonte de la rédaction du Décret.

Vous trouverez la pétition à l'adresse spécifique :

http://www.psy-en-mouvement.com/petition.php


Quelque soit votre appartenance professionnelle ou fédérative, vous pouvez participer à une ou plus de ces trois actions, voire même vous l’approprier c’est le résultat de la pression qui comptera, mais quelle que soit votre participation elle nous sera utile pour éviter « le retour du pire », pour ceux qui voudraient s’impliquer plus dans notre mouvement nous les invitons à voir nos « Sept bonnes raisons pour adhérer ou renouveler son adhésion à PsY en mouvement ».

Nous avons su le faire lors de l’Amendement Accoyer ; il faut réitérer notre détermination pour que ce gouvernement retrouve la voie du bon sens dans cette affaire, afin de « sortir de l'impasse » dans laquelle se trouve la psychothérapie française...

Il n’y aura vraisemblablement pas de trêves des confiseurs pour les défenseurs de la psychothérapie française, néanmoins Bonnes Fêtes à tous.

Bien à vous,
Bruno Dal-Palu, Président de PsY en mouvement




Documents : adhesion_2006-2007_psy_en_mouvement.pdf


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