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Une délégation de PsY en mouvement, composée de son président Bruno Dal-Palu, et deux vice-présidents Georges Didier et le Dr.Jacques Fradin, a été reçue ce 15 juin 2006 à 11 heures par le Professeur Brunelle, Conseiller du Ministre de la santé, laquelle voulait le rencontrer de manière bilatérale d'une part pour lui exprimer nos réserves sur la réunion multilatérale de l'après-midi avec les organismes de psychanalyse (voir résumé ci-dessous), et d'autre part pour connaître la nouvelle version de Décret.
Concernant la réunion de l'après-midi, nous avons souligné que notre organisme qui fédère aussi des psychanalystes tenait à insister sur l'importance d'éviter tout type de critères pour définir quels seraient les organismes habilités à avoir des annuaires de psychanalystes. En revanche nous revendiquons de revenir à l'esprit du texte de l'Article 52, qui veut une égalité de traitement quant à la formation en psychopathologie entre les psys qui revendiquent le Titre de psychothérapeutes. Cela permettrait d'éviter que la psychanalyse soit à terme condamnée, en devenant un point de passage pour le charlatanisme en favorisant l'accès au titre à moindre frais puisque par le biais d'associations de psychanalyse quiconque pourrait obtenir le double titre "psychanalyste-psychothérapeute", qui sera alors l'équivalent de psy-charlatan. Dès lors cette loi aurait réussi l'exploit non seulement de ne pas résoudre le problème des plaques, mais de l'en-pirer".
Concernant la version définitive du Décret, nous sommes sortis conscients que sur le plan technique le "dossier était plié", que la balle était maintenant du côté des politiques. Très désabusés, nous avons eu le sentiment que pour des raisons juridiques de la lecture de la version finale de l'Article 52(de peur d'être invalidé par le Conseil d'état), allait vers une interprétation littérale la pire qui soit des membres de droit. Ce qui ferait dériver le texte du côté d'une version la plus éloignée de l'esprit du métier de psychothérapeute.
Notamment il chercherait à confirmer l'OPA sur le Titre de psychothérapeute, fomenté par le législateur, en le donnant aux médecins, aux psychologues du travail par exemple, et aux psychanalystes (non psychiatres et non psychologues cliniciens) sans formation spécifique en psychothérapie ni même en psychopathologie. Alors même qu'il voudrait exiger pour les psychothérapeutes qu'un accès à leur Titre se fasse après une formation de niveau Master à l'Université, à ceci près que la "clause du grand père" semble néanmoins demeurée en l'état du Projet du Ministre.
Notre délégation qui milite non pas pour des avantages acquis corporatistes mais pour des positions de principes sur l'exercice de la psychothérapie en France a réitéré sa détermination à contrer cette proposition si elle émergeait. Car elle permettrait à ce que M.M. Douste Blazy, Accoyer, et aux autres élus-médecins puissent de droit, devenir psychothérapeutes... C'est dans l'intérêt des patients et du public en général, (qui a besoin de repères clairs dans le paysage psy français), que nous ne tolérons pas que des psychothérapeutes puissent avoir un titre sans un avoir la compétence alors qu'à l'inverse, ceux qui auront la compétence n'auront pas le titre.
Pour éviter cette dérive vers le pire, nous avons réitéré notre proposition d'amendement au texte du Ministre, qui permet d'établir un consensus entre les quatre composantes du "Champ psy". Par ailleurs comme nous l'avait demandé le ministère, nous avons expérimenté, en vraie grandeur, la faisabilité de la mise en oeuvre de ce texte notamment en réalisant un Registre national des psychothérapeutes. Or, nous avons déjà eu plus de 1200 inscrits en quelques semaines, sur notre site : http://www.psy-en-mouvement.com . Ce succès montre, voire démontre l'adéquation entre ce texte et la réalité complexe du terrain.
Le Conseiller du Ministre nous a aimablement fait comprendre que nos arguments avaient leurs pertinences, mais qu'il fallait maintenant convaincre les politiques. Dans ce cas, notre organisation ne va pas rester sans réagir, et va organiser la riposte de la dernière chance...En attendant nous sollicitons tout le monde à se tenir prêt pour une action d'envergure dans les semaines à venir...
Bruno DAL-PALU. Président de PsY en mouvement.
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