Publication Le Décret de l'Article 52 sur l'usage du Titre de psychothérapeute, de re-toqué risque de devenir toqué ! Des informations nous montrent que des forces étroitement corporatistes oeuvrent pour abattre cette construction et cherchent à revenir à l'esprit 'toqué' de l'amendement Accoyer en vue de faire disparaître les psychothérapeutes...

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Le Décret de l'Article 52 sur l'usage du Titre de psychothérapeute, de re-toqué risque de devenir toqué ! Des informations nous montrent que des forces étroitement corporatistes oeuvrent pour abattre cette construction et cherchent à revenir à l'esprit 'toqué' de l'amendement Accoyer en vue de faire disparaître les psychothérapeutes...
Description : Madame, Monsieur, cher collègue,

Après un combat acharné des psys, unis contre l'Amendement Accoyer qui a abouti à l'Article 52, sur l'usage du Titre de psychothérapeute, voici qu'au cours de la négociation, organisée par le Ministère de la Santé, pour rédiger dans la concertation le Décret d'application, cette frêle construction craque de toutes parts sous les coups de boutoirs de certains groupes de pression.

Par des rencontres bilatérales puis, après trois réunions multilatérales, le lobbying corporatiste de certains psys qui pensent pouvoir mieux vivre après la disparition des psychothérapeutes : sous prétexte d'éradiquer les charlatans ; ont ouvré pour imposer au Ministre des dispositions qui verrouillent l'accès au titre de psychothérapeute, surtout, à ceux qui exercent déjà depuis longtemps.

Alors que lors de la dernière réunion au ministère, le Ministre remettait lui-même aux partenaires, son arbitrage sur la rédaction du Décret sous forme d'une proposition de texte qui, certes, comportait des failles, mais qui avait le mérite de ne pas remettre en cause le dispositif de psychothérapie que nous vivons actuellement et qui a largement montré son efficacité sociétale.

Ce texte re-toqué par le Ministre dépassant malgré tout nos espérances, nous aurions pu nous abstenir de tout commentaire, mais n'étant animé par aucune considération partisane ou corporatiste, mais uniquement motivé par la recherche d'un texte qui respecte la pratique de la psychothérapie, nous avions fait observer au Ministre que des sectes pourraient s'infiltrer par la brèche introduite par son article 2 avec en prime, un risque majeur d'envenimer les relations avec la psychanalyse.

Nous lui avons donc adressé une proposition d'amendement à son Projet de texte qui par ses modifications éthiques évitait ces dérives, nous l'avions d'ailleurs aussi proposé à l'approbation de tous les psys français sous forme d'une pétition adressée au Ministre (voir le dernier N° de Réel ou sur le site http://www.psy-en-mouvement.com/petition.php ).

Dès lors, qu' existe un texte de Décret qui respecte la pratique de la psychothérapie en France, la pluralité des approches et des formations et obtenant un certain consensus de la part d'une majorité d'organisations, il convient maintenant qu'il soit présenté pour avis au Conseil d'Etat afin qu'il statue sur sa légitimité réglementaire et qu'on en finisse sur ces tergiversations.

Toutefois des informations nous montrent que des forces étroitement corporatistes ouvrent pour abattre cette construction et cherchent à revenir à l'esprit "toqué" de l'amendement Accoyer.

C'est pourquoi nous avons demandé à être reçu, à nouveau par le Conseiller du Ministre, le Professeur Brunelle, qui a accepté.

La délégation de PsY en mouvement composé du Président Bruno Dal-Palu, et de deux Vice-Président Georges Didier et Jacques Fradin se rendra au ministère le 15 juin 2006 au matin, afin de barrer la route de ceux qui avancent des revendications qui ne respectent pas l'éthique de la pratique de la psychothérapie et qui cherchent à éliminer les psychothérapeutes.

Nous avons aussi demandé à être également invité l'après-midi, par le même conseiller, au cours de la réunion qui regroupe les organismes de psychanalystes, pour évoquer les problèmes de l'article 2. Notre organisation ayant attiré l'attention du Ministre sur les dangers de cette disposition et aussi, parce que nous comptons un bon nombre de psychanalystes parmi nous, nous revendiquons aussi notre place, dans ce débat.

Nous vous invitons donc à appuyer notre démarche en participant à notre Opération « Juste un mot juste au Ministre » : http://www.psy-en-mouvement.com/mot.php . Il est probable que ce seront les dernières rencontres, que le texte pourrait être présenté à l'interministériel et, signé dans les prochaines semaines.

Chacun de vos avis va compter, chacun de vos soutiens doit marquer que, plus que jamais, nous sommes attentifs, mobilisés pour qu'enfin tous ceux qui exercent de manière professionnelle la psychothérapie puissent continuer à le faire.



Signer la pétition


Ecrire un juste mot juste au Ministre




Merci d'avance. Bien à vous.

Bruno DAL-PALU, Président de PsY en mouvement.


PS : L'action n'est pas terminée, elle rebondit chaque jour. Chacun peut en suivre au jour le jour les derniers soubresauts sur le site, ou participer à notre Opération « Juste un mot juste au Ministre » : http://www.psy-en-mouvement.com/mot.php

Par ailleurs vous trouverez dans ce qui suit, l'autre volet de notre action pour la psychothérapie en France : une réflexion collective sur "la Psychopathologie clinique et la Psychothérapie", que nous organisons sous forme de la Deuxième Controverse.
Documents : controverse_n2.pdf


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