Publication Relations toxiques au travail : trouvez l'antidote

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Relations toxiques au travail : trouvez l'antidote
Description :


Associé dominateur, chef de service despote, collègue stressé... vous travaillez avec tous les jours. Comment vivre avec les fâcheux et fâcheuses de tout poil.


Profil 1 : stressé


- Sa devise : « Tout, tout de suite. » Incapable d’établir des priorités et perpétuellement débordé, le stressé chronique dilapide son temps et son énergie, tout en comptant sur son entourage pour combler ses lacunes. Il revient mille fois sur ses évaluations et ses demandes, indécision qui ne fait que renforcer sa conviction d’être professionnellement mal entouré.

- Les toxines qu’il distille : confusion mentale, irritabilité, mauvaise gestion du temps.

À éviter : répondre à ses demandes sans les trier ou bien essayer de le convaincre que tout ira bien. Tant qu’il n’aura pas compris que tout

désordre extérieur provient d’un désordre intérieur, il ne changera pas.

- L’antidote : lui faire reformuler ses demandes et ses objectifs jusqu’à ce qu’ils soient clairs pour les deux parties. Puis exiger des précisions quant aux moyens d’exécuter les tâches demandées. Travailler avec un stressé indécis ou peu méthodique exige que l’on soit doublement organisé et rigoureux, et surtout que l’on défende avec fermeté son point de vue sans se laisser contaminer par ses doutes.


Profil 2 : dominateur


- Sa devise : « C’est comme ça, un point c’est tout! » Catégorique, il ne s’encombre jamais de nuances et impose sa vision manichéenne. Colérique quand il sent que le pouvoir lui échappe, il recourt à la menace. Il s’arrange toujours pour occuper le rôle du leader.

- Les toxines qu’il distille : soumission, culpabilité, agressivité refoulée.

- À éviter : essayer de l’assouplir. Cela ne sert qu’à renforcer sa conception des relations humaines : d’un côté les dominants (lui), de l’autre les dominés (vous). Autre erreur stratégique : réagir à sa colère ou à ses provocations. Il sortira toujours vainqueur de ces affrontements, car l’agressivité est son carburant.

- L’antidote : rester à distance. Émotionnellement et verbalement. En n’utilisant dans les échanges avec lui que des arguments concrets. Le dominateur n’a pas de prise sur les personnalités sur qui tout glisse. Pour parvenir à cette maîtrise de soi, on peut utiliser une technique de visualisation. Avant chaque entretien avec lui, on se visualise enveloppé d’une bulle de lumière, on inspire profondément par le nez, on suspend son souffle quelques secondes et on expire longuement par la bouche. Face à lui, on réintègre cette bulle de calme en se concentrant sur sa respiration.


Profil 3 : le poulpe


- Sa devise : « Envelopper pour mieux étouffer. » De petits services rendus, en confidences émouvantes, distillant les compliments qui font mouche, le poulpe déploie ses tentacules autour de sa proie pour la rendre affectivement dépendante. Ce n’est qu’au bord de l’asphyxie que l’on se rend compte de son pouvoir manipulatoire. Exclusif dans ses relations, il ne supporte pas que l’on en noue d’autres, ou qu’on le dépasse professionnellement. Là, le masque tombe, il entonne la complainte : « Avec tout ce que j’ai fait pour toi... »

- Les toxines qu’il distille : culpabilité à haute dose, autocensure, asphyxie émotionnelle et pulsions agressives.

- À éviter : lui accorder trop de temps. Plus on essaye d’être compréhensif et compatissant, plus il resserre son étau de dépendance. Il est tout aussi dangereux et vain de chercher à l’intégrer dans une équipe.

- L’antidote : la neutralité bienveillante. On lui accorde dix minutes de temps en temps à la pause-café pour l’écouter, mais pas plus. On lui demande si « ça va », mais sans développer davantage. Attention, le battre froid serait une erreur, car le passif-agressif possède un énorme pouvoir de destruction. Sa rancune est tenace et sa vengeance implacable.

- À bannir également : les confidences sur vos vagues à l’âme. Il se délecte de tout ce qui est négatif et profite de cet espace d’intimité pour grignoter votre espace privé.

Profil 4 : dénigreur


Sa devise : « Il faut toujours se méfier des apparences. » Rien ni personne ne trouve grâce à ses yeux. Son esprit vif a tôt fait de débusquer la faille, réelle ou potentielle, des hommes et des situations. Il se fait un plaisir de révéler la face obscure de ceux qui l’entourent. Sous couvert d’humour, il décoche des flèches qui font toujours mouche, car cet observateur plein de finesse n’agresse jamais au hasard.

Les toxines qu’il distille : paranoïa, pessimisme, inquiétude, gêne.

À éviter : la complaisance. Prêter l’oreille à ses critiques, même lorsqu’elles sont fondées, font de nous son complice. Avec le dénigreur, il faut réfréner sa curiosité. Surtout lorsqu’il se fait l’écho d’une rumeur ou qu’il répand une information confidentielle. Avec lui rien n’est gratuit, et il n’hésite pas à mouiller un «complice» pour sauver sa peau.

L’antidote : la fermeté, voire la fermeture. En coupant court à ses tentatives de nous révéler tout ce qui rentre dans la rubrique : « Tu ne le croiras jamais... » Le dénigreur ne s’aime pas et c’est pour se valoriser qu’il passe son entourage à la moulinette. Sans oreilles complaisantes, il est vulnérable. On peut lui demander à l’occasion s’il n’en a pas assez de tout voir en noir, pour lui signifier que l’on ne sera jamais sur la même longueur d’onde que lui, et que

ce qu’il prend pour la réalité n’est qu’une croyance à lui.


Profil 5 : le séducteur


- Sa devise : « Flattera bien qui rira le dernier. » Le petit mot qui va au coeur, le compliment qui booste le moral, la petite attention..., le séducteur ne ménage jamais sa peine. Car ce flatteur de haute volée a un besoin vital d’être reconnu, admiré et aimé. Il jouit du pouvoir qu’il a sur les coeurs et les esprits et les retourne selon son bon plaisir pour servir ses ambitions, ou plus simplement pour entretenir sa légende personnelle. Il accroît son emprise en maniant le chaud et le froid : un jour distant, le lendemain adorable.

- Les toxines qu’il distille : dépendance affective, fausse estime de soi, esprit de rivalité.

- À éviter : le prendre par les compliments. Le séducteur transforme son entourage en courtisans en faisant croire à chacun qu’il est l’unique. Mais avec lui, mieux vaut éviter d’être trop distant. Son esprit de compétition le pousse à relever tous les défis. Qui résisterait à une cours assidue et empressée?

- L’antidote : l’humour. Le séducteur n’aime pas être traité à la légère. L’ironie le déstabilise, car il place celui qui en use en position de force. Et il ne supporte pas les relations d’égal à égal. Lorsqu’il a l’impression d’être démasqué, il change de tactique et de cible.


Profil 6 : iceberg



- Sa devise : « Le silence est d’or. » Distant, impassible, voire hautain, il semble ne s’adresser que rarement, du haut de son Olympe, aux simples mortels. Timidité ou estime de soi hypertrophiée? Difficile de savoir tant il est verrouillé à triple tour. Sa force est dans son silence, véritable page blanche sur laquelle on projette tous ses fantasmes et toutes ses peurs. L’iceberg intimide, impressionne et inhibe. Avec lui, on est toujours dans la crainte de mal faire, de décevoir, ou bien d’en dire trop ou pas assez.

- Les toxines qu’il distille : comportements infantiles (comment pourrais-je le dégeler ?), introspections sans fin, désirs de fuite, inquiétude latente.

- À éviter : l’excès d’interrogations. Sur lui et sur soi. Car son objectif, conscient ou inconscient, est d’être au centre de toutes les pensées. Il est aussi parfaitement vain de lui tendre des perches pour qu’il se dégèle, cela ne l’intéresse pas. S’il avait besoin de chaleur humaine, il daignerait faire un pas vers ses contemporains.

- L’antidote : la froideur courtoise. Cette réserve émotionnelle peut le déstabiliser et lui faire considérer son interlocuteur avec curiosité et respect. Concrètement, cela signifie ne lui donner que les informations qu’il demande sans humour ni considérations personnelles. En soumettant l’iceberg à la diète relationnelle qui est son ordinaire, on affaiblit son pouvoir et on y gagne en estime de soi.


Profil 7 : perfectionniste



- Sa devise : « Peut mieux faire. » Mais cela vaut surtout pour les autres. Car, contrairement à ce que l’on croit, le perfectionniste obsessionnel ne cherche pas à s’améliorer, mais à souligner les manques et les lacunes de son entourage pour se grandir. Sous prétexte d’exigence, il place la barre si haut que nul ne peut jamais lui donner satisfaction. Il a le don pour placer ses collaborateurs et ses subalternes dans le rôle des éternels débutants. S’il a le compliment très rare, il a en revanche la critique très facile. « Vous auriez dû » ou « Vous auriez pu » sont les expressions qu’il emploie le plus fréquemment.

- Les toxines qu’il distille : découragement, manque de confiance en soi, peur…

- À éviter : le considérer comme un juge absolu. Sa toute-puissance ne repose que sur le piédestal qu’il s’est construit, à l’abri de toutes les remises en question et des critiques. Il ne cherche pas tant un résultat parfait que tenir l’autre sous son joug. Se justifier ou s’excuser ne sert qu’à renforcer son pouvoir.

- L’antidote : la prévention. C’est-à-dire préparer une argumentation structurée et précise pour répondre à ses critiques. Le perfectionniste se prend pour Dieu. Pour ne pas rester prisonnier de cette relation écrasante et exclusive, il est essentiel de prendre conseil et de soumettre son travail à d’autres personnes. C’est ainsi que d’absolues, les critiques du perfectionniste deviennent relatives.


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