Publication Un nouveau texte sur l'usage du titre de psychothérapeute

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Un nouveau texte sur l'usage du titre de psychothérapeute
Description : e ministre de la santé, Xavier Bertrand, a réuni la communauté psy, vendredi 7 avril, afin de présenter la dernière mouture de son projet de décret réglementant l'usage du titre de psychothérapeute.

Face aux représentants des psychiatres, psychanalystes, psychologues et psychothérapeutes, le ministre a fait des concessions sur les points les plus contestés de l'avant-projet de décret, qui met en musique l'article 52 de la loi du 9 août 2004, sans toutefois renoncer à l'essentiel de son texte. Il a affirmé sa volonté de sortir celui-ci le plus tôt possible : "Nous sommes dans le principe de l'application d'une loi votée, a-t-il dit à l'issue de la réunion. Il y a une voie de passage qui devrait permettre de concilier tous les points de vue."



"UN TEXTE LISSÉ, ALLÉGÉ"


Une première version de l'avant-projet de décret avait suscité la colère de la communauté psy, qui avait dénoncé l'instauration d'une véritable "psychothérapie d'Etat" (Le Monde du 19 février). Considérant que le texte - en définissant le contenu de la formation de psychopathologie requise pour user du titre de psychothérapeute - s'immisçait dans une querelle scientifique, les professionnels du soin avaient lancé une pétition, par le site Œdipe.org, qui a recueilli à ce jour près de 2 700 signatures.

Face à l'afflux de critiques, M. Bertrand a d'abord affirmé, vendredi, qu'il n'était pas question de créer une nouvelle profession réglementée, comme le redoutent notamment les psychologues. Il a ensuite présenté une nouvelle version de son projet, délestée de ses points les plus litigieux. En matière de formation requise, la référence explicite "aux quatre principales approches de psychothérapies validées scientifiquement" a disparu ; le niveau de la formation n'est plus fixé au mastère, elle se borne désormais à "une durée de cent cinquante heures et un stage pratique d'une durée minimale de quatre mois". Tous les participants à la réunion ont considéré ce niveau comme insuffisant. M. Bertrand leur a alors demandé de lui adresser rapidement des propositions écrites.

"Le texte présenté a été lissé, allégé de ses aspérités les plus problématiques, mais sur le fond, rien n'a changé", a réagi Roland Gori, président du Séminaire interuniversitaire européen d'enseignement et de recherche en psychopathologie et psychanalyse (Siuerpp). "Cette nouvelle version est encore plus irrecevable que la première, elle ne constitue en rien une garantie dans la prise en charge psychique, pour le public", s'insurge Michèle Clément, secrétaire générale du Syndicat national des psychologues. Reconnaissant l'existence d'un "malaise" particulier aux psychologues, le ministre a répondu en constituant un groupe de travail sur cette profession.


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